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Tout a commencé le 27 février 1913, quand le professeur Anton Aicher, sculpteur de son état, donne la toute première représentation des Marionnettes des Salzburg en présentant Bastien et Bastienne, un petit opéra de Mozart. Aujourd’hui, moins d’un siècle après leur création, sa petite fille Gretl Aicher, dirigeait encore recemment la petite troupe qui anime ces marionnettes. En tournée à Paris au théâtre Dejazet du 2 au 21 décembre 2008, elles ont présenté deux productions  " La flûte enchantée, opéra de Mozart " et  "Le songe d’une nuit d’été ", d’après William Shakespeare.

Les marionnettes sont des pantins articulés d’une cinquantaine de centimètres de haut, sculptés en bois. Celles qui représentent des êtres humains sont composées d’au moins 16 parties différentes correspondant aux diverses articulations du corps humain et maintenues ensemble grâce à une sculpture métallique. Pas moins de quatorze fils, reliés au contrôle, sont nécessaires pour leur donner vie. Par la suite le Théâtre Dejazet les a reçus régulièrement, et encore récemment en décembre 2012 et 1013.

Depuis 1971, les marionnettes possèdent leur propre salle de spectacle à Salzburg, en Autriche, où elles donnent des représentations à différents horaires en soirée et en matinée, ainsi que des versions courtes des opéras de leur répertoire à destination du jeune public. Se trouvent également à Salzburg leur atelier, d’où sortent les marionnettes et les décors. Ils disposent également d’un studio pour créer la bande-sonore, en fonction du spectacle

Dans celui-ci, après plusieurs couloirs et escaliers de guingois, voici le saint des saints, un cagibi, long de six mètres où
demeurent au coude à coude quelques deux cents personnages, suspendus par des fils, Trésor de la Maison Aicher ! Chaque manipulateur vient chercher ses créatures afin de les accrocher dans une sorte de purgatoire avant l’entrée en scène.





  
Pour que le spectacle prenne toute sa saveur auprès du public, une alchimie particulière doit être créée dans le rapport scène/salle nécessitant la mise en place d’un dispositif optique méticuleux : la taille des marionnettes par rapport aux décors obéit à des règles de perspectives très précises et pour que l’illusion soit parfaite, la scène du castelet n’est éclairée que depuis l’intérieur, laissant le public dans l’obscurité quasi-complète. La bande sonore comportant les dialogues enregistrés et la musique, est diffusé par des hauts-parleurs disposés sous la scène.

La troupe se compose de dix marionnettistes.

Dans les cintres du Castelet, deux promontoires, un juste au-dessus du rideau de scène, l’autre à mi-chemin du fond de scène leur permettent de manipuler ces pantins articulés d’une cinquantaine de centimètres de haut et composés d’au moins seize parties différentes correspondant aux diverses articulations du corps et maintenues ensemble par une structure métallique. Quatorze fils sont reliés au contrôle et sont nécessaires pour leur donner vie.
Absolument invisibles les marionnettistes s’activent
 pendant toute la représentation, échangeant des contrôles et se déplaçant constamment

Leurs déplacements tout comme ceux des petits personnages sont minutés. Quand une figurine sort de scène, elle est emmenée à son niveau et accrochée derrière le fond de celle-ci jusqu’à sa prochaine apparition.





 Les décors sont eux manipulés au niveau de la scène et escamotés sur les côtés
.
Au répertoire de ce très étonnant et superbe spectacle, le  "Songe d’une nuit d’été  "et la "Flute enchantée " déjà cité (Papagano, ci-contre dont la silhouette et l’a chanson sont bien conues ), " Don Giovanni "i, le ballet de  " Casse Noisette ", la tétralogie de Wagner,
l’" Enlèvement  au sérail " , la " Chauve souris ", " Blanche neige "  aux marionnettes historiques, et  " Alice aux pays des merveilles - ont également été créés sur scène....sans oublier « " La Mélodie du Bonheur «, spectacle de ...quatre-vingt dix minutes ! Etrange que de réaliser cette comédie musicale  de Broadway, mondialement connue avec des marionnettes , mais l’histoire fantastique de la famille Trapp convient bien au monde magique des marionnettes. Là, metteurs en scène, scénographe, costumier, tous sont des USA


Le Théâtre de Marionnettes de Salzbourg a fêté son 100ème anniversaire le 27 février 2013 ! La famille Aicher a su faire un Art à part entière des Marionnettes culturelles de Salzbourg, les portant à la perfection durant plus de trois générations. Ce centenaire est célébré  avec des expositions, de nouvelles productions et un festival. En 2013 création d"'Alice au Pays des Merveilles " (ci-contre) et de " Blanche Neige "

 Sur scène, la réduction des "chanteurs" (60 centimètres pour 1,5 kilo) est amplifiée par la présence de deux comédiens narrateurs aux allures de géant. Décor, mise en scène, tout est à l'échelle. Ce décalage entre un grand projet artistique et la petite dimension de la réalisation, façon < Maman, j'ai rétréci Wagner >, ne manque pas de faire sourire. Mais la musique -enregistrement superbe de Georg Solti ( années 1950) confère à l'ensemble une force remarquable. Et nul ne pourra dire que les marionnettes de Salzbourg ne sont pas à la hauteur.

"La tradition veut que les meilleurs artistes soient associés à nos spectacles, comme ce fut le cas dans La Flûte enchantée avec Günther Schneider-Siemssen, décorateur d'Herbert von Karajan", ajoute Brunner tout en présentant les protagonistes de l'opéra: les Walkyries en uniforme d'hôtesses de l'air, Sigmund tel un héros d'Easy Rider, Hagen en vieux rocker. Et, surtout, Siegfried, dont la " djeun's attitude " -il ne tient jamais en place- nécessite de son manipulateur des trésors de virtuosité.






  Pour une série de représentation de  << La mort de Cygne  >> de Saint-Saens à Leningrad  une marionnette de la grande danseuse Anna  Pavlova a été réalisée.

On peut admirer
le cheval des Nibelungen.

Ces deux "sujets" nous permettent d'apprécier l'extraordinaire travail, l'habileté et l'expérience des  manipulateurs.

Les mouvements des deux marionnettes sur scène paraissent très naturels, très fluides.

 Les marionettistes
ont une vision aerienne, en surplomb de  leur figurines, le spectateur,  lui, est  à peu près à l'horizontal.
Pour finir, une dernière et superbe photo de « La Mélodie du Bonheur «.






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1er Juin 2013
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DOCUMENTATION, BIBLIOGRAPHIE :

Article  du 26 Février 2009 du Club du Fantastique   <  www.clubdufantastique.fr  >
The sound of Music  < www.flynncenter.org >
Salzburger Marionettentheater    < www.marionetten.at   >