Les news des Poupées ! ! !

Poupendol propose de vous informer ici
 des nouvelles brèves qu'il a pu picorer de ci, de là
 


Une fois démembrées, vos poupées révèlent leur côté érotique… La preuve en images




Merci à      


Mais maintenant  nous n'oserons plus offrir des poupées à nos têtes blondes  (ou brunes ou chatain)
L'esprit vient déjà très vite à certaines demoiselles !



L'Ile des poupées abandonnées


Nous vous avions déja en 2010 signalé un article sur cette ile assez particulière.
Dans cette ile à une vingtaine de kilomètres de Mexico, de très nombreuses poupées sont pendues aux branches

en souvenir et pour apaiser l'esprit d'une fillette noyée.

Nous avons eu recemment connaissance d'un autre texte dont nous nous empressons de vous communiquez l'adresse :

 <  http://fluctuat.premiere.fr/Societe/News/L-ile-des-poupees-abandonnees-3675894  >



 Les poupées japonaises refont surface ... à Rouen


 Le Muséum de Rouen ( fondé en 1828 dans le couvent des Visitandines ), dispose d’importantes collections ethnologiques.
Il est le principal légataire de  nombreuses collections de Jules Adeline.
 Ainsi, en 1910, il intègre dans ses collections,
106 pièces liées à la culture japonaise.

La collection Adeline était ouverte à toutes les formes d’arts japonais. Au fil de ses voyages, il entassait des kakemonos, des affiches, des estampes, des céramiques, des pagodes, des masques, du mobilier, des éventails, des joues, une statue, des théâtres de papier .

Et aussi une collection complète de 21 poupées japonaises unique en son genre. Le Musée du Quai Branly, lui-même, n'en détient que huit de la sorte. Ces poupées, loin d'être des jeux d'enfants, étaient utilisées dans les théâtre nippons pour représenter la cour impériale de façon parodique. "C'était les guignols de l'info de l'époque en quelque sorte", note Mathilde Denniel, chargée de communication au Muséum. Elles representent des guerriers, des samouraïs, des acteurs de théâtre…Elles  ont été exposées jusqu'en 1997 dans une vitrine de la galerie ethnographique, installée au quatrième étage et aujourd'hui fermée au public. Mais, installées dans des vitrines, sous des verrières, les poupées ont cruellement souffert des ravages du temps et du soleil. Le Musée a décidé de les restaurer et de  rendre à ces petits chef-d'œuvres confectionnés dans l'atelier d'un certain Monsieur Bing, au XIXe siècle, l'éclat qu'ils avaient dans l'appartement de Jules Adeline.


 France 3 Haute-Normandie leur a consacré, le 22 Février 2013, un reportage  signé  Thierry Chion     - journaliste à Côté Rouen
 et publié  sur le Net : <  http://www.76actu.fr/rouen-les-poupees-japonaises-refont-surface_25600 >

" Tendance Ouest Rouen " leur a également consacré un article :

<  http://www.tendanceouest.com/rouen/actualite-51635-rouen-lance-appel-aux-dons-pour-la-restaurer-des-poupees-japonaises.html  >

 Mieux si vous en avez la possibilité allez visiter le Musée :
Muséum d’histoire naturelle, rue Beauvoisine, 76000 Rouen.
Ouvert du mardi au dimanche, de 14h à 17h30. Fermé les jours fériés. Tarif : 3 euros.

P.S. Nous rappelons dans le même esprit ethnographique  la splendide exposition du Musée de la Poupée-Paris.




Mars 2013

" Café du coin d'en bas de la rue du bout de la ville d'en face du port "La Java".

 Rien que ça !
C'est le nom de ce bistrot plein de poupées pas comme les autres
Les nouvelles de ce mois sont tout à fait réjouissantes !

Nous avons trouvé sur Internet, bien sur, un bistrot maloin pas comme les autres. Je vous conseille
 très vivement de vous y rendre à l'occasion de vos vacances ou si vous passez par là.

Je souhaite vraiment y aller moi-même pour y trouver cette atmosphère que reflète assez bien la vidéo.
C'est le plus vieux café intra-muros de Saint-Malo (35)Il attire des curieux du monde entier.
 
Et pour cause ! Son nom intrigue, déjà. Mais une fois que l'on a franchi la porte, c'est la décoration du lie
 qui impressionne. On est loin de l'esprit minimaliste qui est la tendance du moment. Non. Là, on est dans l'exhubérance.
 
Le patron est un fan de poupées. Elles sont partout : sous les abat-jours, sur le comptoir, sur les murs, etc.

Je souhaire vraiment y aller moi-même pour y trouver cette atmosphère que restitue bien la video :
  CLICK



Fevrier 2013

NAISSANCE  des  POUPEES PETITCOLLIN

Poupendol  a eu l'occasion se vous présenter  les usines Jumeau ( Voir plus bas )
C'est avec plaisir qu'il vous propose une video sur la fabrication des poupées Petitcollin,
Video réalisée par Joulipukki TV Video Productions
Cliquez  sur le cœur  


     Un livre de poupées bientôt édité... pour les grandes mains



Un livre ayant appartenu à la famille royale sera réédité en grand format par Walker Books au mois de mai.

Ce minuscule ouvrage était resté dans la maison de poupée de la collection royale depuis 90 ans. La bibliothèque des poupées contiendrait ainsi des livres miniatures de près de 170 auteurs, tels que Rudyard Kipling et Thomas Hardy. La maison de poupée en question est une des plus connues au monde, et est hébergée au château de Windsor.

Rédigé et illustré à la main, ce petit ouvrage mesure 4 cm sur 3 cm. Il raconte l'histoire de la fée Joe Smith, tombé du monde des fées et s'étant retrouvé à Londres. Joe tentera ensuite de percer comme acteur dans la capitale, avant de s'en retourner chez lui.

Le livre a été créé par Cyril Kenneth Bird, oeuvrant sous le pseudonyme de Fougasse. Ce dernier est connu pour ses illustrations, notamment la série des posters « Careless Talks Cost Lives », publiés durant la Seconde Guerre mondiale.

      Fanny Pradier



Textiles anciens : un patrimoine à conserver - Audierne

 Ouest-France Vendredi 06 avril 2012



La restauration des textiles anciens est entrée dans les habitudes, surtout en Bretagne où des pièces importantes retracent l'histoire de la région. Les bannières, vêtements liturgiques, coiffes et costumes retrouvent leur lustre d'antan grâce aux restauratrices comme Patricia Hood qui a redonné vie, entre autres, à des tapisseries classées, de riches habits et des bannières de procession. Actuellement elle fait renaître à l'identique, un couple de poupées en costume traditionnel.
Pas n'importe quelles poupées. Elles proviennent de la collection de Saint-Anne-d'Auray. Confectionnées avec beaucoup d'autres, il y a plus d'un siècle, pour financer l'accueil à la Scala Santa, elles reproduisent dans le moindre détail, les costumes des terroirs. Gilets, chupenn, corsage, jupe, coiffe et tablier sont réalisés comme ceux portés à l'époque, y compris broderies, dentelles et chaîne de montre. Ces poupées ont hélas supporté mille tracas. Outre l'effet du temps, leur valeur historique a attiré par deux fois des voleurs qui n'ont jamais été retrouvés. Ni leur butin hélas. Quant aux derniers spécimens présentés, ils ont subi un dégât des eaux. Appelée au chevet des rescapées, Patricia Hood a d'abord effectué un important travail de conservation, mené parallèlement à une autre collection de tabliers et de pièces de vêtements, offerts en ex-voto à Sainte-Anne. Nettoyage minutieux ; photographie et fiche signalétique de chaque pièce ; stockage individuel pour préserver ce patrimoine inestimable et enfin répertoire et archivage des 2 collections, dans un local sécurisé, contre les voleurs, les conditions atmosphériques et le temps. Tous ces petits chefs-d'oeuvre peuvent désormais attendre sereinement leur restauration, le travail de conservation ayant été ici indispensable à leur survie.
Face aux trésors textiles comme celui de Saint-Anne d'Auray, la restauratrice mesure l'ampleur et la valeur du patrimoine breton. Elle constate qu'associations, particuliers et institutions possèdent de tels objets, souvent très mal stockés : « Il devient urgent de prendre des mesures si on ne veut pas les voir disparaître à jamais ». Elle rêve d'un lieu où le public serait sensibilisé à la valeur identitaire des textiles ; où chacun pourrait s'informer et se former auprès de professionnels. Parce qu'une coiffe, un costume, une poupée doivent être stockés selon des règles de sauvegarde précises, mais peu appliq
es.

Les vraies belles maisons anciennes de Poupées

C'est un sujet que nous connaissons peu. Grâce au travail opiniâtre et énorme de Ingeborg Riesser et du Salon de Bagnolet qui nous montre deux fois par an les si belles choses réalisées à notre époque par des mains artistes et habiles. Les maisons dites de Nuremberg sont connues surtout de nom. Nous savons qu'elles existent mais il est difficile d'en trouver une photo, une description et même de savoir où elles se trouvent à Nuremberg !
Une chance ce matin, un article de < RTL.be > ( 12 Février 2012 10h59 ) nous en parle et nous indique aussi qu'une exposition, qui doit être passionnante, à lieu à La Haye, au Musée Municipal jusqu'au 25 mars prochain sur ce thème justement . Voici l'article que je vous fais suivre afin que vous en profitiez et fassiez, qui sait ? peut-être quelque projet que je n'exclut pas moi-même.

" Les maisons de poupées, pas que pour les petites filles


Les poupées et leurs maisons, monopole des petites filles ? Ce n'était pas l'avis des riches Hollandaises
et Allemandes au 17e et au 18e siècles, dont les maisons de poupées, véritables oeuvres d'art miniatures
 valant des fortunes, sont exposées à La Haye.



"Il s'agissait surtout d'un hobby pour dames : il y avait beaucoup d'argent à dépenser,  du temps  à  occuper  et
c'était une activité sociale aussi", explique à l'AFP Jet Pijzel-Dommisse, le conservateur de l'exposition
XXSmall, présentée au musée municipal de La Haye jusqu'au 25 mars.
La mode des maisons de poupées pour dames est née à Nuremberg (sud-est de l'Allemagne) au début du 17e siècle et s'est propagée surtout outre-Rhin et aux Pays-Bas voisins qui, durant le "siècle d'or", connaissent une prospérité exceptionnelle, grâce notamment au commerce maritime.
Conçues comme des maisons en coupe pouvant atteindre jusqu'à deux mètres de haut et de large, regorgeant de véritables trésors, elles coûtaient parfois aussi cher qu'une vraie maison.
L'épouse d'un riche marchand de soie d'Amsterdam, Petronella Oortman, aurait ainsi dépensé pour sa maison de poupées plus de 20.000 florins de l'époque, "soit le prix d'une grande maison le long d'un canal à Amsterdam", souligne Mme Pijzel-Dommisse.
Les murs de la maison de poupées de Sara Rothé, mariée à un riche marchand d'Amstel, dans la banlieue d'Amsterdam, exposée à La Haye, sont couverts de tableaux miniatures, de quelques centimètres carrés, peints par de véritables artistes.

Couverts en argent et faïence

Dans la salle à manger, la table est dressée avec des couverts et des plats en argent massif, le buffet déborde de faïences, la bibliothèque de livres minuscules.
Un peu plus loin, dans une maison voisine, une servante s'active en cuisine pendant que le maître de maison se repose au salon, bercé par le tic-tac régulier d'une horloge. "A l'époque, tout était produit par de véritables artisans et artistes qui faisaient aussi les choses en grand ", explique le conservateur.
Au-delà du passe-temps agréable permettant de dépenser l'argent superflu et du symbole d'un certain statut social, les maisons de poupées jouaient un véritable rôle social et éducatif.
La république des Provinces-Unies, connue pour sa liberté religieuse, abritait notamment de nombreux calvinistes. Selon Mme Pijzel-Domisse, la religion protestante a influencé le rôle éducatif des maisons de poupées.
" La vie à la maison était beaucoup plus importante dans les pays protestants que dans les pays catholiques, où l'église était au centre. Il était donc plus important dans les pays protestants de montrer comment une bonne maison était tenue", raconte-t-elle.
Amis et voisins venaient admirer les maisons, souvent accompagnés de leurs enfants qui voyaient ainsi comment les foyers devaient être gérés, ajoute-t-elle.
Après la révolution industrielle, les maisons de poupées et leurs accessoires se sont peu à peu standardisés. "C'est vrai qu'avant, l'échelle n'était pas toujours parfaite mais personnellement, j'aime beaucoup, cela donne beaucoup de charme aux maisons", assure Mme Pijzel-Dormisse.
Les maisons de poupées continuent de fasciner.
 Plus de 86.000 visiteurs ont admiré celles exposées à La Haye depuis novembre.
"C'est tellement beau et tellement petit", s'enthousiasme Eva Mits, une Néerlandaise de 78 ans. "On apprend tellement sur la vie d'autrefois, comment fonctionnaient les maisons, à quoi ressemblaient les costumes et la vie des femmes", continue-t-elle tout en s'extasiant devant une chaise en bois sculpté, haute d'à peine deux centimètres.

Qu'en pensez-vous ? J'ai vu ces maisons au Musée national de Nuremberg, elles sont extraordinaires, la patine du temps leur provocant encore plus d'émotion. "


Voici l'adresse de ce site :



< http://www.rtl.be/loisirs/sortir/expo/732158/les-maisons-de-poupees-pas-que-pour-les-petites-filles >



Cet article vient en complément du site que poupendol a consacré aux Matriochkas. Nous sommes heureux de voir que les propos inquiets et un peu pessimistes les concernant sont derrière elles. Vous trouverez la précédente étude dans les archives de poupendol.

*

Belle information tranmise ce matin par Monsieur Albert Bazin


La mère-patrie des matriochkas
8 juillet, 2011

Natalia Radoulova, Ogoniok
La matriochka de Semenov a été approuvée comme souvenir des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi. Un symbole de la Russie actuelle réalisé par des femmes qui rêvent de bonheur.







Crédits photo : Kommersant

Des dizaines, des centaines de femmes arpentent en début de matinée les rues de la petite ville de Semenov en direction de l'usine de production de matriochkas, ces poupées russes typiques en bois. Beaucoup sont avec leurs enfants et petits-enfants : certaines les déposent au jardin d'enfant sur le chemin, d'autres les emmènent au travail. On dirait qu'il n'y a que des femmes et leurs enfants dans cette ville.

« Voici 40 ans que je taille des matriochkas ». Anna Malycheva fixe un disque en bois sur la machine et commence à le travailler, les éclats volent dans tous les sens. « Oh, et comme j'aime ce métier, j'adore l'odeur du bois de tilleul. Mais le principal ici est de s'assurer qu'aucune pièce de bois ne sorte des fixations, sinon on peut se la recevoir dans la figure. Vous voyez les points de suture au dessus de mon œil ? C'est une blessure faite au travail. Et c'est arrivé à plusieurs reprises. Je n'ai pourtant jamais pris de congé maladie. Parfois, j'ai un œil au beurre noir, d'autre fois, le nez cassé, mais rien de plus ».

Anna n'est pas la seule tourneuse du consortium de production  « Peinture de Khokhloma ». La quasi-totalité des plus de mille travailleurs sont des femmes. Les hommes, comme c'est de coutume en Russie, occupent principalement les postes de direction.

« C'est mal payé, donc les hommes sérieux ne viennent pas ici ». Anna a depuis longtemps tiré toutes les conclusions. « Tous nos hommes actifs sont montés à Moscou pour gagner de l'argent, d'autres sont devenus alcooliques. Moi, par exemple, j'ai toujours nourri ma famille. J'ai élevé deux fils, et il fallait aussi parfois éduquer mon mari quand il tâtait de la bouteille. Maintenant, j'ai trois petits-enfants, et il faut les mettre sur pieds. Je ne peux pas partir et je reste donc avec mes poupées, même s
i j'ai mal au dos et aux jambes »



A l'usine de production de matriochkas, la quasi-totalité des plus de mille travailleurs sont des femmes. Photo : Kommersant.
« Les tourneurs sont cruciaux pour nous, raconte le chef de l'atelier de tournage, Galina Koreva. Le travail est dur, donc nous leur donnons 100% de prime. La matriochka sept pièces coûte 4 roubles 50 kopecks (environ 16 centimes d’euros). Si une femme tourne, par exemple, pour 200 roubles par jour, nous lui versons une prime de 200 roubles (10 euros au total). En moyenne, les tourneurs touchent un salaire de 12 000 roubles (300 euros) par mois. C'est beaucoup pour notre entreprise ».


Open space
Les figurines en bois sont soigneusement rabotées, enduites d'une pâte de pommes de terre et séchées avant d'arriver à l'atelier de peinture. Plus précisément, l'atelier des peintres femmes. La peinture des poupées en bois n’a jamais l'œuvre d'un homme depuis 1922, l’année où l’on commençait, à Semenov, à produire ces étranges poupées.

La matriochka n'est pas si vieille, mais il semble pourtant qu'elle a toujours existé. Peut-être parce qu'elle incarne la Russie à la perfection :
 fécondité, maternité, force féminine et attention.



Génia Prokocheva a deux petits enfants. Génia travaille comme peintre de poupées depuis trois ans seulement : « Ma belle-mère m'a appris, et j'ai trouvé du travail ici. Où pourrais-je aller ? Devenir vendeuse dans une boutique ? Là-bas, personne ne te laissera rentrer chez toi lorsque les enfants tombent malades, alors qu'ici on te donne un congé maladie. Nous, les mères, sommes au moins protégées sur ce plan ». Le mari de Génia travaille à Moscou, où il disparaît pendant des semaines, mais la belle-mère est là, à la table voisine.

Ici, le travail s'organise en clans féminins familiaux. Irina Poliakova, une talentueuse peintre autodidacte de 19 ans, part au travail avec sa mère, qui travaille dans l'atelier où les poupées peintes reçoivent une couche de laque. À côté, s'affaire Ksenia Poletaïeva, une jeune maman. »Je suis diplômée de l'école locale qui forme les spécialistes pour les entreprises d'artisanat populaire. À l'époque soviétique, il n'y avait qu'une place pour dix candidats, et maintenant, on manque de volontaires »
« Open space », c'est sans doute ainsi que l'on qualifierait aujourd’hui la pièce dans laquelle travaillent les peintres. Un espace ouvert, de nombreuses tables, les conversations que toutes entendent. Ici, on parle de la réussite scolaire des enfants, des relations avec les hommes, des prix et des types de robes de mariées, sans oublier les ragots. Certaines femmes ont des photos sur lesquelles elles posent avec des célébrités. Peinture de Khokhloma est une entreprise que visitent les touristes et aussi des hôtes de marque de la ville. S'il y a une chose dont la ville de Semenov peut être fière, c'est bien de son artisanat.


Forte comme une matriochka
Une beauté campagnarde :

 Ainsi est présentée la matriochka peinte sur le site de la société Peinture de Khokhloma. Foulard jaune, robe rouge, tablier à fleurs, voilà les attributs indissociables d'une poupée classique de Semenov. Des couleurs lumineuses et du rouge sur les joues.
 C'est ainsi qu'elle a été approuvée en tant que souvenir des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi.
« Bien sûr, nous voulions que notre matriochka soit la mascotte des Jeux, explique le designer en chef Valentina Dashkova. On a essayé de la représenter avec une torche, des skis, on a envoyé la demande. Nous ne sommes pas devenus la mascotte mais la matriochka est devenue

" souvenir officiel ".

 Nous avons mis longtemps à obtenir l'autorisation. Il fallait rassembler de nombreux documents, mener des négociations et réaliser des présentations. Mais, Dieu merci, notre poupée traditionnelle de 3 à  5 pièces a été approuvée, et on a donné le feu vert pour que les symboles olympiques soient représentés sur son tablier. Notre ville a été inclue dans la liste des lieux culturels des Jeux olympiques : nous accueillerons des personnes se rendant aux Jeux olympiques de Sotchi. Nous comptons à ces fins peindre à la mode de Khokhloma tous les arrêts de bus et les transports publics ». A présent, seuls ont été peints des panneaux indiquant les rues, la fontaine et quelques clôtures.

Fortes, robustes, résistantes, les femmes de Semenov rappellent à plus d'un égard ces matriochkas qui prennent soin de leurs familles et les protègent. Elles sont en outre les derniers gardiens d'un artisanat célèbre dans le monde entier.

9.7.2011

NATALIA RADOULOVA
OGONIOK




" ON AURA TOUT VU "
ou
" LE MASSACRE DE L'INNOCENCE "



Nice Matin Vendredi 24 juin 2011
A la Villa Sauber, les poupées de la collection Galéa sont de retour dans une mise en scène… Décoiffant



Plutôt Second Empire ou dancefloor endiablé ? L’exposition joue sur la confrontation
entre deux mondes et deux styles, orchestrés par les designers du collectif On aura tout vu.


L’exclamation interpelle : « On aura tout vu ! ». Accroche de l’exposition qui démarre à la Villa Sauber, mais également nom d’un collectif d’artistes créateurs de mode innovants et déjantés qui signent la mise en scène de cette nouvelle présentation du Nouveau Musée National de Monaco (NMNM).

Cette exposition, c’est l’histoire d’une résurrection. Celle des poupées et automates de la collection de Galéa, remisée depuis quelques années à la cave de la Villa.

Pour leur deuxième vie, les demoiselles se retrouvent plongées dans un univers psychédélique. Déjanté ! Suivez le guide dans la grande salle, deux bals immobiles se font front.

Un raout BCBG façon XVIIIe d’un côté. Une discothèque pleine de bimbos de l’autre. Choc des cultures. Dans les casques, on écoute soit de la musique de chambre. Soit Britney Spears.  Mélange des genres : le ton est donné.

Dans la lignée de celle d’Yinka Shonibaré l’an dernier, en jouant avec les collections du NMNM. Un peu plus loin, dans la ‘’Salle des hybrides’’, une arche de Noé d’animaux singuliers appelle le visiteur. Étrange antre hantée par ces « affreuses » peluches, entre quatre murs plaqués de miroirs. Presque angoissant. C’est plutôt dans la confrontation passé-présent que les designers s’accomplissent le mieux.

Comme Lady Gaga

En haut des escaliers, après avoir croisé une tenue d’aigle blanc dessiné par « On aura tout vu » et déjà portée par Lady Gaga (!), on apprécie mieux l’étonnante cabine d’essayage où, avec un dressing de vêtements en carton, chaque visiteur peut constituer sa tenue idéale et se faire tirer le portrait ! Robe à crinoline et soutien-gorge à tête de crocodile par exemple. Pourquoi pas ? Les esprits plus glamour préféreront aller causer dans le boudoir doré « Golden Room» à la moquette en paillettes or.

Enfin, actualité oblige, les «On aura tout vu» n’ont pas dérogé à la règle avec une installation spéciale « mariage » où cohabitent des couples de poupées posés sur des nuages. Parmi eux, les miniatures en mariés du prince Rainier III et de la princesse Grace. Et une place est gardée pour accueillir, en juillet, les miniatures du couple princier !

" On aura tout vu " présente la collection de Galéa. Jusqu’au 29 janvier 2012 à la Villa Sauber de 11 heures à 19 heures.

 


Hina Matsuri
Fête des Poupées au Japon
 3 mars chaque année




Toutes les pensées et le coeur des poupées de France sont tournés vers le Japon en cette terrible période. Coincidence, le 3 mars et pendant quatre jours, c'était la traditionnelle fête des poupées,  Hina Matsuri . Dans les news de poupendol, nous avons laissé depuis l'an dernier de très belles photos de cet évènement, jour férié le 3 de ce mois. Nous n'en aurons probablement pas de nouvelles cette année bien sûr ! Que reste-il de ces merveilles d'habileté, de goût et de savoir faire.
Toute notre compassion se tourne vers ce pays ami dévasté sans rien pouvoir faire d'autre hélas !
Ci-dessous, un bref résumé de l'origine de cette journée:


A l'époque d'Heian, la création des poupées présumait
la protection contre les mauvais esprits et le mauvais sort ( ! )
Les petites filles, le soir du 3 mars, doivent exposer sur les planchers les poupées traditionnelles représentant les personnages de la cour impériale à l’époque d’Heian qui se communiquent entre les descendances. Après cette fête qui dure quatre jours, elles sont en effet placées dans un carton et conservées dans la famille. Exposées sur plusieurs niveaux, elles  doivent l'être ainsi, absolument, selon la tradition, les petites filles risquant sinon de  ne pas trouver de mari dans l'année.
Les festivités pendant ce jour sont caractérisées par boire du amazake (boisson peu alcoolisée) et manger des hina arare qui sont à base de riz en plus des sushis.



LE VILLAGE DES POUPÉES A ASUKE AU JAPON









Du 3 au 7 mars, le village tout entier expose des poupées de la fête des petites filles
 ( hina matsuri ) Pratiquement tous les magasins sont décorés et les estrades de poupées ( tout en haut l'Empereur et l'Impératrice ) débordent de partout. Il y en a même qui date de l'époque d'Edô (du XVIIème au XIXème siècle). Ci-dessus quelques très jolies photos glanées  sur Internet à l'occasion de la fête de l'an dernier.
Et ici un très beau site musical sur l'évènement



17 Mars 2011

 UNE RARE POUPEE PARLANTE !

Poupendol vous avait proposé en 2006 une étude sur les poupées parlantes qui avait déjà, à l’époque, retenu l’attention de cette belle publication américaine.
Et voici un complément rare dont nous informe “Antique Doll “ dans son  numéro de Mars 2011, article de Donna Kaonis et Wayne Kosovic sur la Poupée allemande parlante de  " Kammer und Reinhardt ", conçue suivant un brevet pris par Emile Berliner en 1888. Ce système  utilise des disques et non plus des cylindres . Il ne semble pas que ces poupées parlantes aient eu un plus gros succès commercial  que les poupées Edison ou Lorietgraph. Les Jumeaux étaient trop chères, celles-ci trop compliquées peut être pour une petite fille.....
Les yeux sont mobiles grâce à un petit levier au dessus de l’oreille gauche. Le mécanisme d’entrainement  est commandé par une manivelle en bas du dos.
Un exemplaire  de cette poupée marquée “ 3 “ se trouve au Tenneberg Heimat Museum.
Nous vous faisons suivre  tirée de ce magazine une photo en pied de Christine Siegert de  cette poupée si rare. Vous trouverez d’autres illustrations la détaillant  dans “ Antique Doll ” numéro de Mars (leur site)




RARE TROUVAILLE ! !

Ci-dessous, une fort jolie et fort rare broche très probablement offerte par la Semaine de Suzette
comme prix d'un de ses concours annuels.

Compte tenu du design très "ART DECO " de ce petit bijou et après un examen approfondi des semestres de ce délicieux journal  de 1914 à 1930, il semble qu'il ait récompensé du 101° au 200° lot des concours dont les résultats figurent dans le 2ème semestre 1924 et dans  le 1er semestre 1925.




BROCHES ( PRIX DES CONCOURS )

1°S.21 - 1 Broche marcassit  ( du 21° au 50° prix )

2°S.23 - 1 Broche porte bonheur ( scarabée véritable ) ( du 21° au 50° prix )

2°S 24 - 1 Broche ( du 101° au 200° prix )

1°S 25 - 1 Broche ( du 101° au 200° prix )

*
Mais toute autre suggestion vérifiable sera la bienvenue et ravira Heather, collectionneuse américaine de Bleuette
qui m'a communiqué, et a communiqué à d'autres aussi ce document pour examen.


Merci de nous répondre,  nous ferons parvenir à Heather la Chanceuse le résultat de vos recherches
 Et Merci à Elle de nous faire partager ses découvertes et ses joies !




Une Photographie magnifique trouvée à la Biblitohèque Nationale !




Il s'agit de la première exposition française de costumes anciens du XVIII ème siècle. La photo sur verre est de l'angence ROL. Elle est réellement superbe et nous voulions que Poupendol  la  partage avec ses amis.
Voici les reseignements la concernant :


Titre : 1re exposition de costumes anciens [mai 1909] : poupées du XVIIIe siècle : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Auteur : Agence Rol. Agence photographique
Date d'édition : 1909
Sujet : Poupées -- Collectionneurs et collections -- Expositions
Type : image fixe,photographie
Langue : Français
Format : 1 photogr. nég. sur verre ; 13 x 18 cm (sup.)
Format : image/jpeg
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/btv1b69118006
Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EI-13 (36)
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb404596210
Description : Référence bibliographique : Rol, 3965
Provenance : bnf.fr

*
Cette photo est également parue dans le très beau livre que Monsieur François Theimer a publié en 2006 à l'occasion de sa très magnifique exposition sur " Les poupées Royales " à l'Hôtel Ambassador. Poupendol avait d'ailleurs fait un reportage sur cet évènement. Ceux d'entre vous qui seraient intéressés par ce livre magnifique en trouveront la référence dans le chapitre LIRE de Poupendol ou en s'adresseront directement à



UNE BELLE JOURNÉE EN BRETAGNE IL Y A SEIZE ANS !
 
Ce court article complète celui qui figure dans ces news et date de cet été où nous avions appris avec joie que le Musée Farkas existait toujours, pas au même endroit bien sûr, mais dans le même coin de cette si belle région ...Nous l' ignorions.

Ces quelques lignes vous en diront un peu plus sur ce que vous avez peut-être envie de savoir à son propos. Nous en gardons un merveileux souvenir.

Le 30 Juin 1994,  Jean et Anne FARKAS nous accueillaient dans leur merveilleux musée privé.
       A PARUN-en-BADEN (Golfe du Morbihan) entre VANNES et AURAY, une superbe ferme bretonne, dissimulée dans les fleurs, nous attendait au détour d'un petit chemin creux.
    Nous fumes reçus avec chaleur par nos hôtes qui nous ont ouvert leurs portes sur un amoncellement de poupées,  d'instruments de musique  mécanique,  de jouets, et, surtout d'automates, à nous couper le souffle : Chez eux, nous étions vraiment " Au Pays des Merveilles " !
    Donc, poupées en grand nombre :  Entre autres, trois superbes " Bru ", et, bien sûr  une " Bleuette " première époque absolument magnifique
 ( Elle figure d'ailleurs, en photo, dans le livre de Colette MERLEN, p.186 Tome 1 )




A l’occasion de notre visite, Anne FARKAS nous a offert cette photo d’elle prise en 1919, dans le costume breton de LOCMINE (Morbihan) : Robe velours bleu roi uni, veste rouge en velours côtelé.
 ( Pour la poupée, Samy ODIN pense qu'il s'agit d'une S.F.B.J. 60 )

Pour les jouets :  Chemins de fer, Chevaux de bois, petits landaus et charrettes en tous genres,
 adorables cuisinières.....
    Instruments musicaux : Boites à musique, tympanons, gasparini....plus beaux les uns que les autres et fort nombreux.

    Automates enfin : Pour certains, du siècle dernier, rarissimes et en parfait état de fonctionnement. D'autres, les plus nombreux, fabriqués par Jean FARKAS lui-même, habillés par son épouse Anne, tout à fait étonnants et réellement très beaux. Il s'agit là, en effet, de la véritable activité  des FARKAS, la  création d'automates, les plus beaux qu'il nous ait été donné de voir
 parmi les fabrications contemporaines.

    Nous avons été enchantés de cette visite et avons quitté nos hôtes avec le sentiment de n'avoir pas tout vu,  bien décidés à revenir pour mieux savoir où donner du regard
dans cet antre merveilleux.

Depuis leur départ à la retraite, une partie importante du Musée a été vendue par Sothebys à Londres, il y a déjà quelques années. Mais nous ne savions rien de leurs dons à Baden et donc à leur région. Nous sommes très heureux pour eux qui ont consacré leurs vies à une passion peu commune mais si magnifique. Nous savons tous qu’hélas ! les municipalités françaises ne sont guère intéressées par ce genre de collection de jouets..... et c’est bien regrettable pour notre patrimoine !
Beaucoup de collectionneurs sont dans l’impasse.......


La collection de poupées, une histoire de famille
Josselin
Ouest-France 14.08.10
En ce moment,, la plus belle collection privée de poupées, jeux et jouets est exposée au musée niché dans les communs du prestigieux château de Josselin.

« Si j'étais grand (e), je serais... » est une collection très originale sur le thème des métiers d'hier et d'aujourd'hui. « Ce sont 600 poupées, jeux et jouets qui font l'originalité de cette exposition » précise Antoinette de Rohan. On y trouve des avions, voitures, pompiers, bateaux, mais aussi des cuisinières, des petites épiceries, des fermes, des écuries...

 Les collections de jouets et les jeux sont possibles grâce aux donateurs.


Cette collection familiale est composée de plus de 5 000 pièces, dont les premières furent acquises dès le XIXe siècle par Hermine de Rohan, et les plus récentes par Antoinette de Rohan. Chaque année cette dernière met en scène une collection thématique de ses jouets

Dès octobre, Antoinette de Rohan prépare la collection de l'année suivante. « Barbara Spadaccini m'aide beaucoup pour préparer la nouvelle collection, à imaginer les vitrines », note-t-elle. Puis en mai, pendant 4 journées, les deux amies se consacrent à l'aménagement de l'exposition.

Dès son entrée dans le musée, le visiteur reconnaîtra les métiers, au fil du temps et des changements de la société et des progrès techniques.

Dans chacune des vingt vitrines, on trouve footballeur, acteur, architecte, mannequin, acrobate, agriculteur, instituteur, infirmière, médecin, militaire ou marin.
Des écoles anciennes montrent institutrice et élèves attentifs.
 Une poupée Barbie pilote représente la récente conquête de ce métier par les femmes.
Il y a aussi maison verte, en bois, équipée des dernières technologies. Au fond, on peut toujours voir l'exposition exceptionnelle de poupées japonaises, et au premier étage, la collection des poupées en costume breton et des provinces françaises.

Antoinette de Rohan avoue être restée enfant. « J'ai joué à la poupée assez tard. À 11 ans j'avais une grande poupée en celluloïd ».

Musée ouvert tous les jours, de 11 h à 18 h, jusqu'au 30 août. Puis de 14 h à 18 h, tous les jours à partir du 31 août, jusqu'au 30 septembre et les week-ends
L'usine des Bébés Jumeau
 Notre ami, Albert BAZIN,  a attiré notre attention sur un site  concernant  un poilu de la Grande Guerre 14/18, mais contenant de nombreuses indications sur l'usine "Bébé Jumeau". Vous trouverez ci-dessous les extraits  de cet article se rapportant à la fabrique de poupées.
CHARLES VARENNE-CAILLARD

Charles né le 14 juillet 1885 à Paris. D’origine Auvergnate ses parents ont depuis longtemps quittés la banlieue de Clermont-Ferrand pour rejoindre la capitale et s’y installer. Dès l’age de 14 ans Charles travaille comme manœuvre aux halles et pousse des charrettes toute la journée dans le  « ventre de Paris ».

Durant l’entre deux guerre, il rejoint l’usine « Bébé Jumeau » à Montreuil (93) pour en prendre provisoirement la direction que lui a confiée son père créateur de l’entreprise.
« Bébé Jumeau » produit à l’époque des poupées à tête de porcelaine. La marque Bébé Jumeau, célèbre encore de nos jours, était considérée comme le "nec plus ultra" en matière de poupée haut de gamme.
En guise d’exemple, cette fabrique reçue un jour une commande spéciale de l'Etat français à l’occasion d'une visite d'Etat de la Reine Mère en France : une poupée pour une petite fille qui deviendrait... la Reine Elisabeth d'Angleterre que nous connaissons aujourd'hui.

Libéré de sa carrière militaire en 1919, Charles vécut toute sa vie en tant qu’employé de son père, homme sévère et peu reconnaissant, notamment en matière de salaire. Il devint, sur le tard, modeste propriétaire de l'appartement familial à la "Nation" (Paris 75012).

L’usine « Bébé Jumeau » cessa son activité à la fin des années 1960. 
                                         
Historique de l' usine

Construite en 1882 aux n°152-156 de la rue de Paris. C' est la seconde usine de la société à Montreuil, la première se trouvait 18, rue Raspail, depuis 1870. L' usine de la rue de Paris s' agrandit par phases successives jusqu' en 1887. Elle permet de faire passer la production de 10 000 poupées en 1879, à 115 000 en 1883, et jusqu' à 300 000 en 1897. Les matières premières sont très diverses : kaolin, porcelaine, papier, colle, vernis, teinture, paraffine entrent dans la réalisation des poupées. Le travail consiste d' une part dans la fabrication de tête en porcelaine et d' autre part en l' assemblage d' éléments réalisés par des sous-traitants.

En 1891, le procédé du biscuit coulé est adopté. En 1899, la Société des poupées Jumeau fusionne avec la Société Française de Bébés Jouets.

Le site est repris vers 1960 par le baron Bich (Marcel Bich, fondateur de la Société Bic, leader mondial des stylos à bille), et utilisé par la Sobitu, société de fabrication de billes, tubes et plastiques. Le site est aujourd' hui désaffecté.

La Société Française des Bébés Jouets comptait 150 ouvriers en 1901, 302 en 1929, 95 en 1937, et 237 en 1954.

Charles Varenne-Caillard décède le 3 mars 1984 à 98 ans.

Ce site est un témoignage très émouvant du petit fils de Charles, Jean-François BOURDAIS 
04 08 10
La Grange à Janou

10eme Anniversaire  du

MUSEE DE POUPEES


4 Route de Genève
89320 Cerisiers
03 86 96 27 46

Vous qui partez en vacances par l'autoroute du Midi, lorsque vous serez à Sens vous serez tout à fait dans le coin de ce ravissant Musée qui doit tout à Monsieur et Madame Adnot, passionnés de poupées.
Madame Adnot, seule hélas aujourd'hui, continue cependant avec vaillance et passion, l'entretien de ce charmant
 Musée en pleine campagne.
Les Poupées défileront sous vos yeux.
Egalement présentation et animation d'Automates !

A ne pas rater ! ! ! ! !

Entrée : 3 euros. Accessible aux personnes à mobilité réduite. Renseignements au 03.86.96.27.46.
ENFIN NOUS PARLONS CELLULO !

Dans les news, vous avez déjà, depuis un mois environ, la démonstration du remontage des élastiques d'une poupée. Cette fois, Monsieur Michel Delamare vous montre et vous explique comment réparer un bébé en cellulo, celui de votre enfance peut-être qui n'a pas résisté au temps hélas.....
Voyez cette vidéo à l'adresse ci-dessous et vous saurez sinon tout, car il faut incontestablement un coup de main, mais vous pourrez vous exercer chez vous, ceux et celles au moins qui sont loin de tout réparateur :

Réparer son Bébé en cellulo

                             
                       

6.5.2010                                                                                                         
GERARD QUENUM, ARTISTE BENINOIS ETONNANT !

 Voyez un peu cette autre manière d'appréhender la poupée..... C'est étonnant. Emouvant aussi de penser au destin de ce jouet-tendresse.
Je vous laisse découvrir cet article de Sandra Parthonnaud, paru dans Africultures.
Nous sommes loins de nos poupées de collection sans vie, souvent seulement décoratives, et juste jolies. Celles-ci nous parlent tellement....

Destin du Jouet Tendresse

L'ETRANGE ILE AUX POUPEES... LOIN !...LOIN ! TRES LOIN ........
***  

Presque tous les commentaires de ce blog émanent de garçons qui ne connaissent donc pas la poupée au sens où une petite fille les connaît. La lecture de cet article m'a fascinée et j'avoue que j'aurais aimé visiter même en frissonnant ce lieu étrange, chargé du souvenir présumé d'une pauvre petite fille disparue. Cette étrangeté si bien décrite me donne l'envie de partager cette lecture avec mes visiteurs internet qui sont nombreux, très amateurs de poupées et toujours à la recherche de quelque chose de plus. A vous de visiter   ou d'aller sur le site suivant :
<  http://fluctuat.premiere.fr/Societe/News/L-ile-des-poupees-abandonnees-3675894



14.4.2010
 REMONTEZ  VOS POUPÉES A LA MODE DE CHEZ NOUS ?

Poupendol a trouvé ce petit cours de remontage de poupées. Plein de petites astuces à partager et dont il faut se souvenir. Cliquez sur sa video

Remonter ses Poupées


12.4.2011



HISTOIRE DE L'EXPOSITION DES JOUETS ET DES HOMMES

LE 23 JANVIER LA MAGNIFIQUE EXPOSITION " DES JOUETS ET DES HOMMES " SE TERMINE AU GRAAND PALAIS PARISIEN.
 ELLE A CONNU UN TEL SUCCÈS DEPUIS SEPTEMBRE QU'ELLE DEVIENT ITINERANTE ET FERA UNE PREMIÈRE ESCALE AU MUSÉE D'ART D'HELSINKI.
 PENSEZ DONC, MILLE DE NOS JOUETS DE COLLECTONS PARTENT POUR RETRACER
 L'HISTOIRE VRAIMENT INÉDITE DU JOUET, DE SON RITUEL, DE SON SENS.





Un superbe catalogue a été édité pour la circonstance mais un autre livre, sorte de petit guide, plus accessible, vient de sortir
aux Editions Gallimard, dans la collection "Découvertes ", 128 pages, 13,2O € par Bruno Girveau, historien de l'architecture impliqué lui aussi dans la prépararion de l'exposition. A vous procurer de toute urgence !



Poupendol  a l'occasion  formidable de vous donner des nouvelles  passionnantes de la Convention  annuelle de l'U.F.D.C. qui s'est tenue pendant l'avant dernière semaine de juillet à la Nouvelle Orléans.
Merci à l'Associated Press pour cet excellent article, nouveau,  passionnant et même informatif sur les ventes Theriaults du Musée de Davos  notamment.
Merci aussi, vraiment   de la part de tous les amis-poupées de France à tous ceux ( 98,5 fm ) qui ont permis que ces informations nous soient communiquées en français.
Poupendol invite les étrangers à utiliser leur traducteur pour lire ce texte.



USA : les poupées noires sont de plus en plus populaires auprès des collectionneurs

Publié par Associated Press le samedi 28 juillet 2012 à 17h23.

LA NOUVELLE-ORLÉANS

  Parmi les poupées de porcelaine, de papier, les Kewpies et les Barbies, les poupées aux vêtements de style afro-américain ont suscité une attention toute spéciale à La Nouvelle-Orléans lors du congrès annuel de la United Federation of Doll Clubs, qui a attiré plus de 1200 collectionneurs.

La plus ancienne des poupées noires exposées a été cousue dans les environs de 1850, a expliqué la conservatrice Joyce Stamps, de Framingham au Massachusetts, qui a organisé l'exposition à la demande de l'organisme.

Et puisque les vêtements de poupée sont fragiles, la plupart des poupées noires à avoir survécu ont été créées dans les années 1870 et les années subséquentes, soit pendant la Reconstruction. Des documents indiquent toutefois que des centaines étaient vendues dans des foires pendant la Guerre civile pour amasser des fonds au profit du quotidien abolitionniste The Liberator, selon l'historienne du textile Roben Campbell.

L'intérêt pour les poupées noires datant de l'époque victorienne et du début du XXe siècle a augmenté dans la dernière décennie, a-t-elle poursuivi.

Et cette popularité est en partie due à l'exposition de 2007 sur les poupées fabriquées entre 1870 et 1930, tirées de la collection personnelle de l'antiquaire Pat Hatch, de Harvard au Massachusetts, a indiqué Mme Stamps.

Mme Campbell avait fait office de conservatrice pour l'exposition, tandis que Mme Stamps et d'autres membres de l'organisation Black/Gold Doll Club de la Nouvelle-Anglettere ont donné un coup de main, a raconté Mme Stamps.

L'exposition en cours à La Nouvelle-Orléans comprend des poupées antiques et contemporaines issues de la collection de M. Hatch, de la sienne et d'une demi-douzaine d'autres collectionneurs.

Certaines poupées «topsy-turvy», datent du tournant du dernier siècle. Elles n'ont pas de jambes mais deux têtes, l'une blanche et l'autre noire, et une jupe doublée permet d'en montrer une à la fois.

Ces poupées étaient fabriquées par des femmes noires travaillant pour des familles blanches, et la tête affichée dépendrait de la couleur de la peau des adultes dans la salle, a expliqué Mme Stamps.

«Les enfants, qu'ils soient noirs ou blancs, jouaient avec ces poupées.
 Mais c'était un peu comme s'ils n'étaient vraiment pas censés jouer entre eux», a-t-elle poursuivi.


Mme Stamps a créé l'une des sept expositions spéciales tenues pendant la semaine au congrès.

Parmi les autres figurent les poupées représentant la reine Élizabeth II, de son enfance à son jubilé, de même que certaines du jubilé de diamant de son arrière-grand-mère, la reine Victoria. On compte aussi des oeuvres de l'artiste Susan Beatrice Pearse, qui peint fréquemment des petites filles jouant avec des poupées, d'autres de l'histoire de la Louisiane et des poupées de l'amitié, envoyées par le Japon aux États-Unis en 1927.

Mme Campbell a raconté que lorsqu'elle avait commencé à préparer l'exposition, en 2005, elle avait du multiplier les recherches pour retracer de l'information sur les poupées noires.

Les toutes premières à avoir été vendues pour The Liberator remontent au début des années 1840, et étaient fabriquées par une femme afro-américaine ayant enseigné la couture à de jeunes enfants noirs de Salem, au Massachusetts. Les femmes noires et blanches se côtoyaient au travail dans cette société matriarcale anti-esclavagiste, a relaté Mme Campbell.

L'auteure des Quatre filles du docteur March, Louisa May Alcott, possédait d'ailleurs l'une de ces poupées lorsqu'elle était enfant, et il est fort probable qu'elle eut été achetée par son père, Bronson Alcott, fervent abolitionniste, a-t-elle poursuivi.

Les poupées noires des années 1870 à 1890 peuvent rapporter des centaines, voire des milliers de dollars, a expliqué Stuart Holbrook, président de la maison de vente aux enchères Theriault's Antique Doll Auctions, d'Annapolis au Maryland.

La maison a enregistré des ventes de 2,5 millions $ dans une double vente aux enchères à La Nouvelle-Orléans; 1,2 million $ dimanche dernier pour 900 items d'un musée de jouets à Davos, en Suisse, et un autre 1,3 million $ lundi pour quelque 300 poupées anciennes.

Note to readers: 14 e para, bien lire: anti-esclavagiste

( http://www.985fm.ca/national/nouvelles/usa-les-poupees-noires-sont-de-plus-en-plus-popula-160889.html )




A Baden, à découvrir un extraordinaire Musée
de Poupées anciennes et d'automates

Poupendol a eu la très  heureuse surprise  d'apprendre - par Ouest-France - que le Musée de Monsieur et Madame FARKAS n'avait pas disparu completement.
En effet une poignée de bénévoles passionnés font vivre des collections originales dans la petite commune de Baden, près de Vannes. La majeure partie est consacrée aux jouets anciens et des automates, l'œuvre d’Anne et Jean Farkas, âgés aujourd'hui de 93 et 97 ans, qui vivent à Baden.
Madame  FERREIRA est l'une des chevilles ouvrières du Musée des Automates de Baden.

Situé en plein bourg, le «musée des passions et des ailes» accorde une place majeure à cette collection exceptionnelle qui comporte des pièces des XVIIe, XVIII et XIXe siècle.

Deux autres sections sont consacrées à l’aviateur Joseph Le Brix, un pionnier, et à la collection de maquettes de navires, œuvre d’un ébéniste, Aimé Malry.

Le musée des passions et des ailes est situé 2, place Weilheim à Baden (centre-bourg). Tél. 02 97 57 27 89. Ouvert en août, du lundi au samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h et le dimanche, de 10 h à 12 h 30. Tarif : 3,50 €  Gratuit moins de 16 ans.
Extrait de Ouest-France  15.08.10
                ***

Nous sommes  gâtés ! ! !  Ouest-France revient sur le Musée de Baden et publie un article qui  complète ce qui est rapporté ci-dessus.

L'histoire

Le petit musée du bourg recèle de véritables trésors. Il abrite trois collections qui sont autant d'histoires de passions. On peut y découvrir la collection de Jean et Anne Farkas. Âgés de 93 et 97 ans, ils vivent tous deux à Baden où ils ont toujours leur atelier.
Leur vie tout entière a été nourrie par la passion des jouets anciens.

Dans les objets légués, certains sont très rares. Des pièces datent du XVII e siècle, notamment des poupées. On pourra aussi voir des plaques de lanternes magiques qui fonctionnaient à la bougie et à l'alcool ou encore une dînette qui a appartenu à une duchesse.
« Un émerveillement »
À côté de cette collection, on peut aussi découvrir des automates de facture exceptionnelle qu'ils ont fabriqués. Ceux-ci sont inspirés des jouets anciens. Le travail de Jean Farkas est reconnu dans le monde entier par les connaisseurs.
Ils ont légué une partie de leur collection à la ville de Baden. De là est né le « musée des passions et des ailes ». Françoise Ferreira préside l'association du musée. Amie du couple, passionnée par leur oeuvre, elle connaît par coeur chaque objet et la vie. « Je connais tous ces objets depuis 1967 et je suis toujours émerveillée par les automates d'Anne et Jean. Ils bougent les jambes, les bras, font des mouvements complexes. C'est vraiment incroyable. »
« Anne confectionnait les vêtements »
Les visages, bras et jambes étaient moulés par Jean Farkas dans un four spécial. « Il fabriquait aussi lui-même ses vernis à base de plantes. Anne confectionnait les vêtements ». Il faisait venir les soufflets à musique de Suisse.


La passion des jouets anciens est née très tôt chez Jean Farkas, né à Brest en 1917. « Il a été élevé par ses grands-parents. Puis un jour, son père l'a récupéré. Jean l'a mal vécu. À 12 ans, il a été placé en apprentissage de mécanique. Ensuite, ses grands-parents lui ont trouvé un maître d'apprentissage dans la restauration d'art. Il a travaillé pour des antiquaires. »
La rencontre avec Christian Dior pour qui il a travaillé a fait la renommée de Jean Farkas qui a fabriqué sous la marque Dior ses automates.
Pas à pas, elle tente de reconstituer un catalogue des créations du couple. « Jean ne pensait pas à photographier ses créations. »
Une dizaine de bénévoles oeuvrent pour le musée. La présidente ne cache pas que faire vivre le musée n'est pas facile. « Il n'y a que la mairie de Baden qui nous aide. On n'a pas de subventions par ailleurs. Les entrées et adhésions sont nos seules recettes. »
L'association aimerait développer le musée pour exposer des objets tout aussi exceptionnels. « Nous avons plein de tableaux du XIX e siècle, des éventails et des porcelaines. On souhaite les exposer. »

Nathalie JAY



                                                                                                 
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