Voici une nouvelle petite histoire, très charmante (mais pas triste)

tirée des "Albums Camo" édités par la Librairie Plon entre les deux guerres.

( à suivre )

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Voici la troisième lettre de notre abécédaire.

Sous l'image se trouve une liste de mots commençant par la lettre choisie.

Nous vous proposons un petit jeu: Chercher dans l'image des mots commençant par la lettre, mais ne figurant pas dans la liste. Pour le "C" nous n'en avons trouvé que 2.
Serez-vous plus perspicaces ?

 

Les belles Poupées

Une petite indiscrétion nous permet de savoir que le voyage de Monsieur Poincaré en Espagne a réjoui tout particulièrement de mignonnes fillettes. Le Président de la République a, en effet apporté deux splendides poupées qu'il destinait aux petites infantes, et quand s'ouvrirent les élégants coffrets en toile de Jouy tout capitonnés de satin- le sleeping-car des belles voyageuses- ce furent des cris de joie. L'amour des poupées correspond à un instinct et l'humble enfant comme la noble petite princesse, y trouve l'éveil de son coeur de maman. Quelques poupées célèbres ont passé dans l'histoire. Sully offrit à Louis XIII enfant, un magnifique carrosse où trônait une poupée magnifique. La " Chambre du Sublime ", qui réunissait La Rochefoucauld, Bossuet, Racine, La Fontaine, fit le bonheur du duc du Maine. En 1722, la duchesse d'Orléans envoya à la Cour d'Espagne une poupée qui coûta 22.000 livres ! Au Temple, c'est une poupée qui mit un sourire aux lèvres pâles de Madame Royale. La reine Victoria, elle, eut une cour de cent trente-deux poupées, et si quelques unes, un peu malmenées, comme il arrive, manquent à l'appel, on en voit encore bon nombre à Kensignton-Palace. La reine Wilhelmine reçut un jour d'Edison une belle demoiselle qui empruntait la vie à quelque merveille de son invention. Et quant à la poupée phénomène que le Président Faure emporta lors de sa visite à la cour de Russie, dans un coffret aux armes de la grande-duchesse Olga, au débarqué, elle récita un compliment....elle avait dans le coeur un phonographe ! (Extrait du numéro 8 de "Mon Journal" 1913 p. 115).

Mais dans le numéro 10 de " Mon Journal" p.146, de cette même année, nous trouvons la description de la poupée Novembre offerte à la petite Infante Doña Isabelle: "Quant aux poupées, elles sont plus d'une centaine de toutes tailles et de tous les pays, mais celle que Donna Isabelle aime par dessus toutes est celle que lui offrit, à son dernier voyage, Monsieur Poincaré. Imaginez une vaste malle décorée de drapeaux français et espagnols entrelacés et qui comporte quatre compartiments. Dans le premier, une poupée haute d'un mètre, parlant et marchant. Dans chaque compartiment, des robes, des vêtements de dessous, des chapeaux, jusqu'à des parapluies, des ombrelles et des gants. On pense de quel geste de gratitude la petite princesse se haussa sur la pointe des pieds pour embrasser le " bon Président ", comme elle dit, qui lui apportait de si belles choses.

 

 

Voici une gentille historiette extraite de " Mon Journal " du 13 Juin 1925

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