Le Musée de la Poupée-Paris ouvre ses portes pour l'été aux jolies poupées régionales ou folkloriques de l'Europe.

 

Des raisons à la fois climatiques et historiques sont à l'origine de la naissance de ces poupées dont on peut situer l'apparition après la Révolution Française, avec l'évolution des styles et des couleurs pour tous.

Pour reprendre l'expression de Monsieur Samy Odin,

" Véritable outil d'identité , ces poupées régionales vont prendre une dimension politique qui s'affirmera chaque fois qu'un pays se sentira menacé ".

 

 

 

Ainsi, en France les poupées d'Alsace et de Lorraine ont, si l'on peut ainsi s'exprimer, suivi la Grande Guerre en changeant la couleur du noeud de leur coiffe, ou encore en portant bravement la cocarde tricolore.

On peut également citer la Bretagne dont l'esprit identitaire encore très présent s'exprime, de nos jours et toujours par le port de la tenue régionale.

Cela est surtout vrai chez les personnes agées qui fréquentent l'église portant sur leur têtes leurs magnifiques coiffes.

Mais il faut bien le dire, c'est grâce aux tenues portées par les poupées dites maintenant " folkloriques " que l'on retrouve la mode régionale des diverses provinces françaises et européennes. Ces poupées sont aussi notre patrimoine collectif et sage qui les range dans plusieurs catégories, celle du jouet, celle du costume et des coutumes locales.

 

 

 

Le sommet de l'intérêt et de la beauté de ces poupées fut atteint à l'Exposition Universelle de 1889 où Mademoiselle Marie Koenig, à l'origine de leur réalisation et présentation, obtint un succès inattendu mais tout à fait mérité. Elle lui valut d'ailleurs onze ans plus tard, la médaille d'or à l'Exposition Universelle1900.

 

 

 

 

C'était là des poupées régionales qui sont encore dans les musées français. Quelques années plus tard, profitant de cette vogue, les poupées-jouets apparurent. De régionales, elles devinrent vite folkloriques, mais étaient très soigneusement vêtues d'atours toujours régionaux.

 

 

 

 

Le développement des voyages et du tourisme à grande échelle à partir des années 1930 , de toujours régionales dans l'esprit, elles devinrent des " poupées-souvenir " rapportées du lieu de villégiature. De nombreuses industries, tant en France que dans le reste de l'Europe ( Italie, Autriche, Allemagne ), se consacrèrent à leur exclusive fabrication assez tard au cours du XXème siècle.

 

 

Leur vrai déclin commença dans les années cinquante. De ravissantes telles qu'elles étaient conçues au départ, elles devinrent de simples objets, très usinés, réalisés à moindre coût et bien sûr la qualité n'était plus au rendez-vous.

Boudées par les collectionneurs amateurs de vraies belles poupées-jouets, elles se firent plus rares. Il semble cependant, et peut-être grâce à de telles expositions ( le Musée Odin en est à la deuxième présentation de ce beau sujet ), que des amateurs, de plus en plus nombreux les découvrent sous un jour nouveau, avec un regard neuf.

 

Tous les pays d'Europe ont eu leurs poupées-souvenir folkloriques mais c'est incontestablement en France qu'elles furent les plus diverses, le costume variant non seulement d'une région à l'autre mais aussi d'un village à l'autre. Cela fut vrai notamment pour les coiffes très diversifiées qui font parfois l'objet d'études ou de thèses spécifiques mais cela reste également vrai pour l'ensemble du costume. Pour ne parler que de la région française Provence-Alpes-Côte d'Azur qui regroupe entre autres La Provence, le Comté de Nice, le Comtat Venessin, la région Grassoise, nombreuses sont les jolies robes très typiques sans oublier la Principauté de Monaco qui, elle aussi, a ses traditions.

 

Hélène BUGAT-PUJOL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le maréchal des Carabiniers vous dit :

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09.06.06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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